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samedi 17 octobre 2015

La Femme pour Lui...

La Femme pour Lui est une incarnation du Mal,
Une créature jalouse, vicieuse et bête,
Une malédiction inévitable et fatale
Qui lui empêche à accomplir sa quête.

La Femme pour Lui est dénuée de toute raison,
Vidée de toute pensée et du jugement
Qui ne sont pas utiles pour s'occuper de la maison
Et de lui, son beau mari précieux.

La Femme pour Lui est une créature craintive
Qui vit selon ses bas instincts,
Qui n'a que ses pulsions maladives
Au grand bonheur des psy malins.

Ce n'est pas tout, Elle a un corps,
La cause de ce péché originel
Qu'attire un Homme vers les abîmes de la Mort
Avec une pomme juteuse et belle.

Aveugle, il croit fièrement et clame
Sa vérité, en ignorant que tous les deux sont un binôme,
Et tant qu'il ne voit pas la belle valeur des Femmes
Il ne sera jamais un Homme...


dimanche 20 septembre 2015

Regard

Le regard méprisant, tranchant comme un glaive,

Est une arme redoutable du démon sans reproches

Qui avance, grandit et s’élève 

Grace à toutes ses victimes qui se penchent


Pour éviter les coups invisibles,

Mais qui tuent les âmes fragiles

Petit à petit, dans l’agonie pénible

Dont les vies ne tiennent qu’à un fil…


Le regard bienveillant est la source d’espoir

Pour les âmes blâmées et meurtries,

Une chance de quitter l’Enfer, si noir,

Et revoir la lumière de la Vie…

Vroubel "Demon"

samedi 12 septembre 2015

Femme-tigresse

Elle est forte et elle est belle
Dans son allure sauvage et fier,
Une femme-tigresse aux yeux rebelles
Qui cachent les braises de la guerre.

Ses beaux mouvements et le langage de miel
Bercent et aveuglent les natures naïves
Dont l'innocence et la pureté du ciel
Font d'eux les frêles proies craintives.

La terre, le sang, la guerre, la mort
Est son royaume aux airs piteux,
Où il n y a pas de place pour le Pardon,
La Compassion, l'Amour et la Lumière des cieux...


vendredi 14 août 2015

Chevalier

Chacun juge l’autre avec ses propres mesures. Celui qui est exigeant avec lui-même, exige beaucoup des autres, celui qui se donne la liberté de pensée et d’action accorde les mêmes droits à ses semblables. Un mortel avec un esprit étroit ne voit que de la médiocrité autour de soi, une personne avec la belle l’âme est émerveillée devant la beauté du monde.
Chacun est capable de voir qu’avec ses propres yeux. On ne peut pas les emprunter aux autres pour qu’ils puissent voir la même chose, ni expliquer avec des mots. Chacun vit dans son propre monde. Comment se comprendre alors?
On dit : «Il faut se mettre à la place de l’autre», donc au centre de son monde et regarder tout ce qu’il entoure. Cela demande un grand investissement personnel et énorme envie d’apprendre. C’est comme un acteur qui essaie d’oublier sa propre personnalité et entrer dans la peau du personnage. Pour y arriver il doit abandonner ses propres repères, habitudes, connaissances, mentalité. Si on aborde l’autre avec tout cet arsenal de bric-à-braque, on arrivera jamais le comprendre.

Konstantin Vasilyev "Knight"

Les portes de la ville s’ouvrent plus facilement devant un pauvre mendiant que devant un chevalier en armure. Ce chevalier regarde tout le monde de la hauteur de son cheval, fier de son armure qui brille sous le soleil. Pour parvenir à trouver sa place, il renverse avec l’arrogance quelques charrettes et piétine quelques passants. Le pauvre mendiant entre sans que personne ne fasse attention à lui, passe inaperçu et voit tout de prés. Il regarde les gens qui l’entourent, leurs vies, leurs problèmes, leurs façons d’agir. Dans quelques temps il commence les comprendre et les aimer. Il découvre en lui l’envie de rester et faire partie de leur monde. Le chevalier brillant n’arrive jamais passer inaperçu et maîtriser son cheval orageux qui gène les autres dans leurs occupations. Son casque ne lui laisse pas voir clair, son armure limite ses mouvements, son arrogance ne lui permet pas de descendre par terre. Il reste un peu sous les regards méfiants et il repart. Il se sent étranger.
Si seulement il pouvait se décider d’abandonner son cheval, son armure, l’envie de briller, il aurait aperçu qu’il n’est pas si différent des autres, que tout le monde est à la recherche de la même chose: trouver sa petite place sous le soleil pour faire reposer son âme...

jeudi 6 août 2015

Jeux d'échecs

Dans le jeu d’échecs il y a plusieurs catégories de figures dont les membres se comportent de façon spécifique. Les pions ne bougent pas comme les cavaliers et les mouvements des fous sont différents de ceux des tours. La reine est la plus puissante de figures, car elle est libre d’aller où elle veut. Le roi se croit important, mais ce n’est qu’une apparence. Les pions n’ont pas beaucoup de liberté, leurs mouvements sont limités, ils ont des petits plaisirs et des petites idées. Ils ne pourront jamais se retrouver à la place des fous ou des tours, plus libres d’esprit.
Ce sont les mondes parallèles. Et même si le figures se trouvent sur le même échiquier, se touchent, s’affrontent, tuent l’un l’autre, chacun vit dans son propre monde, délimité par sa case. Ce que est accessible pour un, impossible pour l’autre. Un se contente des petites choses, l’autre, avec l’esprit plus ouvert, aspire à la vie plus remplie. Le pion ne pourrait jamais comprendre les plaisirs des chevauches chevaleresques et la reine ne voudra jamais se contenter des plaisirs des fous.
L’argent n’a pas d’influence sur le déroulement de la partie. Même un pion très riche est réduit aux désirs primitifs, tandis que la reine sans un sou dans ses poches se réjouit de son liberté de pensée.
Parfois un pion peut devenir une reine. Mais pour atteindre cet objectif il faut faire un saut qualitatif : passer dans une autre dimension n’est pas une chose facile. Pour cela il doit des le début de la partie avoir son objectif en tète, réfléchir beaucoup pour ne pas tomber dans les pièges et être patient. Certains arrivent jusqu'au bout, les autres échouent, dévorés par ses propres faiblesses et la volonté de ses voisins.

Malgré leurs différences ils sont contraintes de restent ensemble sur leur plateau où chacun joue son rôle, dirigé par la main du destin...